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Volonté et Grâce
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Volonté et Grâce


Volonté et Grâce, deux énergies omniprésentes dans la vie d’Anne de Guigné !
La Volonté, c’est l’affaire d’Anne; la Grâce, c’est l’affaire de Dieu. Les deux sont indissociables ici et ce tandem ne peut rouler que sur le chemin de la Sainteté.

La Volonté chez Anne n’est pas la lumière d’un éclair qui éblouit ou d’un feu de paille qui se disperse en quelques cendres vite consumées. C’est une mèche lente qui brûle sans interruption. Sa mère dira : « Son effort vers la perfection a toujours été soutenu. Elle montait d’un pas égal, très modestement et très simplement…Pas de faits éclatants, mais ses moindres actes étaient inspirés par l’Esprit divin et elle y mettait tout son amour. » Ainsi, l’enfant a mis sa main dans la main de Dieu qu’elle serre de toutes ses forces pour ne pas la lâcher. Ses quelques petits écrits souvent ponctués de « il faut, je veux » sont autant de témoignages de cette volonté d’user de sa liberté pour être, « pure comme un lys » en guise de réponse consciente à la Grâce qui lui est offerte.

volonte


Certes, il serait osé de dire qu’Anne a conscience de la Grâce qu’elle reçoit et, pourtant, ce serait la vérité. Elle sait en effet - et elle le dit et l’écrit souvent - qu’elle est aimée de Dieu : « Il me dit qu’il m’aime beaucoup plus que je l’aime » ; « Le Bon Jésus m’aime beaucoup et je l’aime aussi beaucoup » ; « Plus je lui parlerai, plus Il me répondra ». Elle connaît l’Amour de Dieu qui est à la source de la Grâce qu’elle reçoit et elle y répond par un amour à visage humain qui cherche à imiter le visage de Dieu, un amour qu’elle exprime par la prière et le sacrifice.

On a parfois voulu faire croire, dans le sillage du moine irlandais Pélage au Vème siècle, que la sainteté peut se gagner par la seule volonté ou encore, avec Fénelon au XVIIème siècle, que seule la Grâce compte mais c’est oublier que la sainteté est le fruit d’un don mérité. De même qu’un fruit ne peut naître sans sève et soleil, de même la sainteté ne peut s’approcher sans volonté et Grâce.

Volonté et Grâce sont issues d’une même source d’Amour. L’une est sans frein ; l’autre est freinée par le péché. Mais, pour Anne de Guigné, elles vont dans le même sens et sur le même chemin, celui de la Sainteté.